La cheminée pour les débutants – Épisode 01

08/11/2018 - conseil

Lors de sa visite, votre installateur vous a parlé "raccordement" et "tubage de boisseau", et vous n'avez pas tout compris... Reprenons dans l’ordre. Voici 5 notions à connaître lorsque vous souhaitez vous lancer dans un projet d’installation de chauffage ou de rénovation. Les échanges avec votre installateur en seront grandement facilités. 

  1. 1. Le tubage, c’est quoi ?

En fumisterie, tuber signifie introduire un conduit métallique rigide ou flexible dans un conduit de fumée existant. Dans les anciennes maisons, ce conduit est souvent un conduit maçonné, c'est-à-dire un conduit traditionnel réalisé en pierre, en béton, en brique, etc. Ce conduit porte également le nom de boisseau. 

Pourquoi tuber ?

Le tubage d’un conduit de cheminée permet tout simplement d’adapter un conduit à la réglementation. On tube par exemple lorsque :

- le conduit existant est trop large, car un conduit surdimensionné peut entraîner un mauvais tirage dans le conduit.
- le conduit de cheminée maçonné présente des défauts d’étanchéité, des fissures ou des risques de condensation.

Le tubage est également obligatoire pour l’installation d’un insert ou d’un poêle.

 

  1. 2. Le raccordement, c’est quoi ?

Comme son nom l’indique, le raccordement, ou conduit de raccordement, sert à raccorder l’appareil de chauffage depuis sa buse jusqu’au conduit de fumée débouchant en plafond. 

Il ne faut pas confondre conduit de raccordement et conduit de fumée

Le conduit de raccordement va de l’appareil jusqu'au plafond. Le conduit de fumée, dans le prolongement du conduit de raccordement, démarre au plafond, traverse l’étage et/ou les combles jusqu’à la sortie de toit pour évacuer la fumée à l’extérieur. 

Le conduit de raccordement remplit plusieurs fonctions : 

  • - évacuation : le conduit de raccordement assure l’acheminement des produits de combustion de l’appareil, 
  • - sécurité : le conduit de raccordement doit résister aux hautes températures, 
  • - esthétique : le conduit de raccordement apporte une finition irréprochable à l’installation lorsqu’il est visible. 


Cheminées Poujoulat propose 3 gammes de conduits de raccordement : 

 

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  2. 3. Un dévoiement de conduit de cheminée, c’est quoi ?

Dévoyer, c’est dévier un conduit de sa trajectoire. Il est nécessaire de dévoyer un conduit lorsque l’appareil n’est pas placé dans l’alignement de la sortie de toit par exemple.

Conformément au DTU24.1, un conduit de fumée ne doit pas comporter plus de deux dévoiements, soit plus d'une partie non verticale. L’inclinaison maximale de la partie non verticale ne doit pas dépasser 45°. Enfin, la hauteur entre deux dévoiements est limitée à 5 m (différence de hauteur entre les deux coudes).

Le conduit de raccordement, quant à lui, ne doit pas comporter plus de 2 coudes à 90°, le té à la base du conduit ne faisant pas partie du conduit de raccordement. Les coudes à 90° ne doivent pas être à angle vif, ils peuvent être remplacés par 2 coudes à 45°.

Les dévoiements sont effectués avec les composants prévus par le fabricant et doivent permettre une section constante, sans discontinuité. 

Le DTU 24.1 recommande que le tracé d’un conduit de raccordement d’un appareil à un conduit de fumée soit le plus simple et le plus court possible. 

 

  1. 4. Un poêle étanche, c’est quoi ?

En fumisterie, on ne parle pas de poêle imperméable à l’air, ni de poêle résistant à l’air. On parle de poêle étanche à l’air !

Cela ne signifie pas que le poêle n’a plus besoin d’air pour fonctionner. Il s’agit en fait d’un poêle dont l’arrivée d’air comburant est canalisée depuis l’extérieur, alors les autres poêles prélevent l’air comburant à l’intérieur de l’habitat.

Les poêles étanches sont apparus sur le marché alors que se développaient des habitats de plus en plus étanches à l’air, conformément à la réglementation BBC/RT2012. Pour accompagner cette évolution technique, Cheminées Poujoulat a développé EFFICIENCE et PGI, deux conduits 2 en 1 qui gèrent à la fois l’amenée d’air frais et l’évacuation de la fumée. 

Consultez et téléchargez notre Guide Conseil RT 2012 et de la norme NF 24.1

 

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  5. 5. Le tirage, c’est quoi ?

Le tirage d'une cheminée s’explique par l’effet de dépression créé par l’air chaud montant dans le conduit. L’air chaud, issu de la combustion, progresse dans le conduit de cheminée et crée un appel d’air frais, ou air comburant, permettant d’alimenter la combustion dans le foyer.

L’unité de mesure qui exprime la pression est le Pascal. Un bon tirage est compris entre 10 et 15 Pa. 

La circulation de l’air est conditionnée par plusieurs paramètres dont :

  • - la hauteur/longueur du conduit,
  • - la prise d’air de l’appareil,  
  • - la section du conduit,
  • - l’emplacement de la sortie de toit,  
  • - la direction des vents,
  • - la température extérieure,
  • - etc.

Pourquoi l’air chaud monte ?

Simplement parce qu’il est plus léger que l’air froid. Dans une pièce, la chaleur va ainsi monter et s’accumuler dans la zone haute de la pièce. C’est exactement le même phénomène dans un conduit de cheminée ou l’air chaud, moins dense que l’air froid, va chercher à s'élever. 

Quelle importance d’avoir un bon tirage ?

Un tirage trop fort entraine une combustion trop rapide du bois et donc une surconsommation. Un tirage insuffisant, ou mauvais tirage, ne permet pas d’évacuer correctement la fumée ni d’alimenter suffisamment le foyer en air neuf, le feu aura du mal à prendre, il pourrait même refouler. Un bon tirage permet une bonne combustion de bois, une bonne montée en température dans le conduit, et donc, une bonne évacuation. 

> Découvrez comment améliorer le tirage de la cheminée