Les gammes de conduits Cheminées Poujoulat déjà compatibles avec l’hydrogène

Dans un contexte de sortie des énergies fossiles en France et en Europe, l’hydrogène est un vecteur d’énergie dont le potentiel suscite un vif intérêt. Si, pour le moment, son utilisation se limite principalement à des applications industrielles, elle pourrait, dans un avenir plus ou moins proche, s'étendre à d’autres secteurs, dont celui de l'énergie dans le bâtiment. À cet égard, l’hydrogène fait d'ailleurs déjà l’objet de nombreuses recherches et expérimentations. 

Ceci étant dit, se pose alors la question de la compatibilité avec les équipements de chauffage, et plus précisément avec les conduits d’évacuation de fumée : nos conduits de cheminées sont-ils adaptés à l’hydrogène ? Y-a-t-il un impact sur le conduit d'évacuation ? Voici plusieurs éléments de réponse. 


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Ce qu'il faut savoir sur l'hydrogène 

L’hydrogène n’est pas une énergie en tant que telle, comme le sont le vent ou la biomasse, car il doit être produit au moyen d’une réaction chimique, par exemple par électrolyse : la molécule d’eau H2O est séparée en hydrogène (H2) et oxygène (O). L’hydrogène est peu présent à l’état naturel (fond des océans, sous-sol). 

L’hydrogène est prometteur... 

- L’hydrogène a un fort potentiel énergétique, 
- Il n’est pas toxique, 
- Il n'est pas polluant, sa combustion ne génère que de l’eau, pas de gaz à effet de serre, 
- Il est sécurisant, sa vitesse de diffusion est plus rapide que celle du gaz naturel. 

... Mais la filière a encore de nombreux défis techniques à résoudre pour une production et une utilisation de l’hydrogène à grande échelle : 

- Sa production est intéressante uniquement si le moyen de production est décarboné(1), 
- Le transport et le stockage de l’hydrogène restent complexes, 
- Sa détection est difficile car c’est un gaz inodore et incolore et sa flamme est invisible. 

L'hydrogène dans les bâtiments 

De nombreux projets de recherche ont déjà été lancés pour permettre une mise en situation de l’utilisation de l’hydrogène dans les bâtiments, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni mais également en France. On distingue principalement deux types de projets : 

- Ceux basés sur une injection d’hydrogène dans le réseau de gaz à hauteur de 20 %, 
- Et ceux basés sur une utilisation à 100 % d’hydrogène

Les conclusions des différentes études montrent que la combustion de l’hydrogène a les impacts suivants : 

- La quantité des condensats diminue, 
- La combustion de l’hydrogène utilise moins d’air comburant, 
- Et le volume des produits de combustion diminue. 

Quel impact sur les conduits d'évacuation des produits de combustion ? 

Jusqu'à 20 % d’hydrogène injecté : 

Les études prouvent qu’il n’y a pas d’impact sur les systèmes en place (pour les appareils de type B ou C), ni sur les composants sensibles des chaudières, ni sur les conduits de fumée. 

Avec 100 % d'hydrogène : 

Des chaudières fonctionnant à 100 % à l'hydrogène sont déjà disponibles sur le marché, mais elles ne sont actuellement utilisées que dans le cadre de projets pilotes. Ces installations à 100 % d'hydrogène nécessitent une étude spécifique pour le dimensionnement du conduit de fumée. 

Quelles sont les gammes Cheminées Poujoulat compatibles avec l'hydrogène ? 

Pour les projets de combustion d’hydrogène jusqu'à 20 %, nos gammes de conduits suivantes sont adaptées et ce type d'utilisation entre dans le cadre de notre garantie : 

- DUALIS CONDENSATION, le conduit de fumée pour chaudière à condensation 
- FLEXCONDENS, le conduits de tubage flexible simple paroi pour chaudière à condensation 
- CONDENSOR, le conduit de raccordement et tubage pour chaudière polycombustible 
- THERMINOX, le conduit de fumée double paroi isolé pour utilisation polycombustible 
- THERM+ CHP, le conduit de fumée double paroi isolé pour mini-cogénération 

Pour les projets utilisant plus de 20 % d’hydrogène, une étude spécifique de dimensionnement et de faisabilité doit être réalisée par notre Bureau d’Études Clients Cheminées Poujoulat


(1) L’étude comparative de l’impact carbone pour la production d’un kg d’hydrogène en France montre que la production d’hydrogène via vaporeformage (réaction du méthane avec de l’eau pour obtenir un mélange hydrogène + CO2) est quatre fois plus polluante que la production d’hydrogène via électrolyse utilisant l’électricité du mix réseau français.