Chauffage au bois et qualité de l’air : la bonne dynamique confirmée

En 2024, le Laboratoire CÉRIC publiait l’Avis d’expert « Qualité de l’air : quelle contribution du chauffage au bois domestique aux émissions de PM2.5 ? ». Il en ressortait que les activités hivernales, dont fait partie le chauffage au bois domestique, ne contribuaient qu’à hauteur de 22,4 % aux concentrations de particules fines (c’est-à-dire celles réellement présentes dans l’air et respirées), bien en-deçà des 64 % régulièrement communiqués. 

Deux ans plus tard, le Laboratoire CÉRIC publie une nouvelle étude montrant une baisse continue des émissions de particules fines liées au chauffage au bois, malgré un parc d'appareils de chauffage au bois en croissance. 

Un parc d’appareils de chauffage au bois en hausse, mais moins de PM2.5 dans l’air

Sur la base d’une analyse des données de 89 stations d’analyse de l’air, réparties en France Métropolitaine, le Laboratoire CÉRIC actualise son Avis d’Expert sorti en 2024 et intitulé « Qualité de l’air : quelle contribution du chauffage au bois aux émissions de PM2,5 ? ». La seconde période analysée (2023 à 2025) confirme les tendances observées lors de la première période d’analyses (2021-2022) : 

Les concentrations nationales, toutes sources confondues, ont diminué de 7,4 %
Les concentrations liées aux activités hivernales, comprenant le chauffage au bois, ont été réduites de 22,8 % alors même que...
Le parc d’appareils de chauffage au bois installés était en croissance d’environ 10 % 

Cela confirme l’efficacité des mesures mises en place pour améliorer la qualité de l’air en France et plus particulièrement, celles qui sont portées par le Plan de réduction des émissions liées au chauffage au bois domestique, présenté en 2021. 

Le Laboratoire CÉRIC préconise de « maintenir cette stratégie et cette dynamique, avec un encouragement à l’acquisition d’appareils performants et l’usage de bois sec et écorcé. Ces deux derniers éléments étant des leviers d’efficience et d’amélioration importants. » 

Le taux de concentrations de PM2.5 liées au chauffage au bois calculé par le Laboratoire CÉRIC en 2024 confirmé… et même revu à la baisse en 2025 

L’Avis d’Expert publié en janvier 2024 par le Laboratoire CÉRIC évaluait la contribution réelle du chauffage au bois à la qualité de l’air respiré, en se fondant sur les concentrations mesurées sur le territoire métropolitain, tandis que d’autres communications appréhendent simplement son impact sanitaire à partir d’estimations d’émissions du secteur. 

Cet Avis établissait que la part du chauffage au bois dans les concentrations de particules PM2.5 était inférieure à 22,4 %... Un niveau nettement inférieur au chiffre régulièrement communiqué de 64 % qui fait donc référence à des estimations d’émissions et non aux concentrations réellement respirées. 

Depuis la publication de l’Avis d’Expert du Laboratoire CÉRIC, le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA), l’Institut National de l'Environnement industriel et des Risques (INERIS) et le Centre Interprofessionnel Technique d'Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) ont confirmé cette conclusion, en estimant que le secteur résidentiel, incluant le chauffage au bois domestique, représente 18 % des concentrations nationales de PM2.5*. 

Les progrès continus du chauffage au bois domestique 

Les données actualisées du Laboratoire CÉRIC confirment une tendance constatée ces 25 dernières années : le parc d’appareils de chauffage au bois est en progression mais les émissions de particules fines qui en sont issues continuent de diminuer de manière significative. 

Des résultats conformes au scénario formulé par le Laboratoire CÉRIC de réduction des émissions de PM2.5 de plus de 60 % entre 2023 et 2035 (voir la synthèse publiée en 2024). 

En conciliant performance énergétique et performance environnementale, le chauffage au bois valide à nouveau son statut de maillon-clé dans le mix énergétique français. Et ce ne sont pas les seuls atouts du bois énergie qui est aussi particulièrement attractif pour les ménages français… Bref, une valeur sûre sur laquelle on pourra durablement compter. 

*Source : ADEME, INERIS, LCSQA et CITEPA, « Le bois énergie et les particules », publié en 2025 

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